Électrification du fluvial : E2F appelle à accélérer les moyens et les infrastructures

Dans un contexte de transition énergétique, E2F a réaffirmé ses priorités en matière d’électrification du transport fluvial à l’occasion d’échanges avec la DGITM le 30 mars 2026, en soulignant la nécessité d’actions rapides et concrètes pour accompagner la filière .

La fédération rappelle d’abord que le développement du fluvial constitue en soi un levier majeur de décarbonation, avec une consommation énergétique cinq fois inférieure à la route à la tonne transportée. L’électrification est déjà engagée, avec des bateaux équipés de motorisations électriques ou hybrides, mais elle se heurte à des contraintes économiques fortes, notamment liées au coût des investissements, pouvant être de 2 à 7 fois supérieur à une motorisation thermique.

Dans ce cadre, E2F insiste sur plusieurs priorités. La première concerne le déploiement accéléré des bornes électriques, alors que les bateaux passent une part importante de leur temps à quai. La disponibilité d’infrastructures de raccordement constitue donc un prérequis indispensable au développement de ces solutions.

E2F appelle également à maintenir et renforcer les dispositifs d’accompagnement financier, tels que le PAMI, les certificats d’économies d’énergie (CEE) ou encore le suramortissement fiscal, afin de soutenir les transporteurs dans leurs investissements. Elle souligne en particulier la nécessité de prolonger le programme ReMoVe, dont les objectifs seront atteints dès 2026, avec la mise en place d’un dispositif renforcé pour la période 2027-2030.

Autre point clé : l’intégration du fluvial dans les futurs mécanismes de soutien à l’électrification, notamment l’IRICC, afin que les infrastructures de recharge fluviales puissent bénéficier des mêmes dispositifs que le transport routier.

Enfin, E2F insiste sur le rôle déterminant des chargeurs, dont l’engagement est indispensable pour sécuriser les investissements des transporteurs, dans un environnement économique très concurrentiel.

Au global, la filière appelle à une approche globale combinant infrastructures, financement et engagement des acteurs économiques, condition essentielle pour réussir la transition énergétique du fluvial.

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