Saison 2025 des baignades à Paris : E2F et la CPP portent le retour d’expérience de la Profession

L’été 2025 a vu l’installation de plusieurs zones de baignade sur la Seine, à Paris et à Maisons-Alfort, dans le cadre de la reconquête du fleuve par les usages récréatifs. Si la cohabitation avec les activités fluviales s’est globalement bien déroulée, E2F et la Communauté Portuaire de Paris (CPP) ont adressé au Préfet de région un retour d’expérience de la Profession soulignant plusieurs points d’attention.

Aucun incident majeur n’a été constaté durant les périodes de baignade, et les opérateurs ont su s’adapter aux nouvelles contraintes. Toutefois, la mise en place des zones de baignade a parfois perturbé l’organisation des croisières et le trafic des bateaux de marchandises. Les professionnels rappellent la nécessité de limiter ces aménagements aux secteurs non navigables, afin de préserver la fluidité du trafic fluvial.

Des difficultés ont été relevées concernant la signalétique, jugée insuffisante ou incohérente avec les informations diffusées par VHF. Cette situation a pu générer des tensions, notamment lors de la reprise de l’alternat au pont Au Change. Par ailleurs, les délais d’information préalable à la fermeture des zones ont été trop courts, les avis à la batellerie étant souvent diffusés le matin même, parfois de manière contradictoire. La prolongation des baignades après le 31 août a également été annoncée tardivement, sans concertation préalable avec la profession.

Concernant les sites spécifiques, le linéaire du port de Grenelle, très sollicité par les croisières, a été réduit par l’emprise de la baignade, sans solution compensatoire. Les professionnels proposent d’y instaurer une cohabitation plutôt qu’une interdiction de navigation. À Bercy, ils suggèrent une adaptation des passes en cas de forts débits pour faciliter le transit des bateaux. 

S’agissant des sites du Val-de-Marne, comme parallèlement notifié au Président de l’établissement public territorial Paris Est Marne et Bois, à Maisons-Alfort, la configuration du site impose aux bateaux montants de se rapprocher de la zone de baignade pour franchir la passerelle de Charentonneau, dont la démolition est jugée nécessaire pour garantir la sécurité.

Alors que d’autres communes d’Île-de-France ont fait part de leur intérêt pour implanter un tel dispositif l’an prochain, par ce retour d’expérience, les acteurs du fluvial réaffirment leur volonté de travailler avec les autorités pour anticiper les aménagements à venir et concilier durablement baignade et navigation, dans le respect des usages et de la sécurité.

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