SNCRB, une nouvelle gouvernance du syndicat de la construction

Créé en 1931, le SNCRB (Syndicat National des Constructeurs et Réparateurs de Bateaux fluviaux) a par nature et depuis son origine, été intimement lié aux artisans et armateurs fréquentant le réseau des voies navigables intérieures françaises.

Le déclin des voies d’eau de catégorie Riquet ou Freycinet a généré la disparition de nombreux petits chantiers locaux. La perte n’a pas été compensée par les nouveaux réseaux à gabarit européen malheureusement non reliés entre eux. L’homogénéité antérieure s’en est trouvée altérée, entrainant une baisse de l’activité que chacun connait, tant des navigants que des chantiers, professions intimement liées.

De nos jours, le syndicat se compose d’une quinzaine d’opérateurs qui ont gardé leurs activités grâce à leur adaptation et à leur dynamisme. Dans le cours de l’exercice actuel le nombre d’adhérents atteindra le nombre de vingt. Il n‘en demeure pas moins que les capacités de la profession sont encore en devenir à l’échelle du territoire. Cet état de fait s’observe particulièrement par la différence d’implantation dans les bassins de type Freycinet et de grand gabarit. Les chantiers implantés sur le petit gabarit ont pu conserver une activité pour l’essentiel tournée vers les bateaux commerciaux ou les bateaux de croisières mais qui reste de type artisanal. Les chantiers sur le grand gabarit sont encore présents mais se sont vus dépassés par l’évolution en taille des unités fluviales.

Une évolution récente peu favorable

En deux décennies la taille des unités fluviales est passée de 85 m à 135 m de longueur. A de rares exceptions près, les armateurs ont dû recourir à des services maritimes, souvent coûteux et difficilement accessibles pour cause de délais, coûts et contraintes administratives. Pour exemple et depuis 25 ans, les armateurs des bassins de la Seine et Rhône-Saône ont été contraints à des traversées maritimes vers la Belgique ou les Pays Bas pour les uns et vers Marseille pour les autres afin de se faire traiter.

Pour autant, les chantiers fluviaux en activité font bénéficier à leurs clients d’un savoir-faire unique apprécié des professionnels du tourisme pour la construction et qui ont su se rendre indispensables pour l’entretien quotidien des bateaux de commerce.

Des perspectives encourageantes, des opportunités a saisir

Les nouveaux marchés, notamment sur le secteur Seine liés au Grand Paris mais aussi la perspective de la liaison S.N.E s’ouvrent. Ils imposent une prise en compte de la construction navale mais encore plus de son entretien au moyen de la mise à sec des unités. Récemment le bassin Rhône-Saône a pu s’adapter à cette évolution en réalisant l’extension du slipway d’Arles pour un accueil des unités de 135 m, opérationnel depuis janvier 2020. Les unités captives de grande taille du bassin de la Seine sont encore totalement dépendantes des services maritimes, dock flottant de Rouen ou cales de Radoub du Havre dont les conditions d’accès demeurent contraignantes et peu apte à réagir à un phénomène soudain.

Le SNCRB entend être un interlocuteur de premier plan, une force de proposition directement impliquée de par la compétence de ses adhérents, avec le but de voir s’harmoniser l’évolution des infrastructures nouvelles avec les moyens de mise à sec des unités fluviales les fréquentant.  La plupart des sites existants font l’objet de concessions de la part de l’État représenté par VNF. Cette situation est un frein à la réalisation privée d’un outil dédié à un usage public tant en coût qu’en procédures. Des précédents existent et il sera désormais nécessaire d’intégrer sur chaque bassin nouveau ou en forte évolution, la construction de sites de mise à sec des unités concernées. Il conviendra de considérer que cet outil sera autant nécessaire que les autres aménagements structurels que sont les écluses, barrages, ponts et autres ports fluviaux de tourisme ou de marchandise, éléments inévitablement intégrés à tout projet initial.

Le SNCRB s’engage dans cette voie et entend être un partenaire responsable et de confiance.

M. Alain Biechel succède à Mme Chantal Catoir au poste de président du conseil d’administration.
Pour tout contact : abiechel@me.com / 06.07.89.50.78.