Bateaux hôtels : la saison redémarre ce 30 juin

A l’arrêt depuis octobre 2020, l’activité des bateaux-hôtels appelés communément bateaux de croisière avec hébergement redémarre ce 30 juin avec la levée de l’interdiction administrative, en retard de 3 mois sur le planning de la saison tout de même.

Une reprise échelonnée dans le temps au départ des différentes « têtes de lignes », Strasbourg, Paris, Bordeaux, Lyon…, avec une flotte en navigation réduite de près de 20 % par rapport à une saison normale, un taux de fréquentation en baisse et une clientèle essentiellement européenne.

Les équipes sont « sur le pont » plus motivées que jamais pour faire passer à leurs clients des vacances inoubliables, à la française, et en toute sécurité.

Les Bateaux-hôtels représentent une activité touristique à part, souvent méconnue, mais en plein développement.

Rhin, Seine, Rhône, Saône, Loire, Garonne, Gironde, Dordogne ou le canal du Midi… accueillent près de 150 bateaux-hôtels dont 2/3 de péniches hôtels.

Avec près de 50 unités en navigation, le nombre de paquebots fluviaux est amené à croître en France comme en témoignent les exemples étrangers, sur le Rhin par exemple où naviguent en saison 150 unités de ce type. Avec sur son sol, le 1er acteur européen de la spécialité, l’armateur CroisiEurope, basé à Strasbourg, notre Pays a tous les atouts pour y parvenir.

Championne mondiale du marché des péniches hôtels, la filière française “pèse” 62,4 millions d’euros TTC, a transporté 14 900 passagers en 2018 et emploie 491 personnes. Le produit péniche hôtel se diversifie, de la croisière vélo/bateau au très haut de gamme, constituant une opportunité pour les territoires ruraux, l’art de vivre à la française restant largement plébiscitée par la clientèle internationale.

En 2019, 400 000 nuitées ont été vendues, en 2020 moins de 80 000.

D’un bout à l’autre de la chaîne, le marché représentait avant crise 500 millions d’euros de retombées directes sur les territoires, entre recettes des escales, avitaillements en vivres et énergies, visites touristiques, produits du terroir, etc. Dans les faits, chaque Bateau-hôtel fait travailler 300 personnes sur tous les différents segments de la chaîne. Au total, sont concernés pas moins de 15 000 emplois (équipage nautique et hôtelier pour le bord, artisans, société technique, avitailleurs, réceptifs, guides, producteurs de fruits et légumes, viticulteurs, cars taxis, etc).

Forts de ces enjeux mais conscients au plus haut point de leur responsabilité vis-à-vis de leurs personnels ainsi que de leurs clients, les opérateurs ont élaboré un Guide de prévention sanitaire au niveau français (E2F) et un Protocole sanitaire au niveau européen (EBU-IG River Cruise).

Ils garantissent à toute personne embarquant et débarquant des bateaux que les procédures de prévention sanitaire les plus adaptées ont été mises en œuvre.

2021 sera encore une saison atypique mais les professionnels veulent y croire au regard du potentiel de marché, de la fidélité de leur clientèle et de l’engagement de leurs salariés.

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