Transport fluvial : deux ans pour réussir la relance

Le secteur du transport fluvial, composé très majoritairement de PME/TPE, avait engagé ces dernières années une croissance remarquable de son activité et une mutation écologique que la crise sanitaire est venue interrompre brutalement.

La crise rebat les cartes dans le secteur fluvial qui, amputé d’une partie très importante de son chiffre d’affaires, doit se réinventer, pour retrouver et amplifier sa dynamique de développement.

Nous croyons que dans le cadre du contexte sanitaire manifestement durable, nos activités possèdent des atouts majeurs car elles sont opérées en milieu peu dense, sont sûres, et allient la proximité à des atouts environnementaux de premier ordre.

Dans le cadre de la relance de son économie, la profession s’assigne trois priorités :

La relance doit permettre de :

• STIMULER LA DEMANDE :

Les leviers à mettre en œuvre visent la priorité sur des marchés cibles, la commande publique, la réorientation de l’offre touristique.

• REFINANCER LES ENTREPRISES :

Les leviers à mobiliser sont de nature fiscale et financière.

• AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ DE L’OFFRE :

Les instruments à bâtir sont de nature technique (exploitation, normes techniques), économique (aides, baisses des coûts) et d’organisation (intégration aux chaînes logistiques et aux offres touristiques).

• INSCRIRE DURABLEMENT LE TRANSPORT FLUVIAL DANS LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE :

La stratégie à décliner doit procéder de l’engagement des acteurs de la filière et d’une fiscalité écologique dynamique.

Ce qu’a bien révélé la crise, c’est l’extrême interdépendance des acteurs au sein des chaînes de valeurs, la dépendance à l’international et le lien étroit entre sécurité sanitaire et développement durable.

La période qui s’ouvre est l’occasion d’un renforcement profond des ambitions en matière de transport durable en jouant la carte de l’indépendance logistique et tourisme pour permettre à nos entreprises de mieux rebondir par la suite. Cette relance doit donc s’appuyer sur un ancrage territorial avec des circuits courts, des partenariats de filières, un pavillon français conforté et une employabilité locale dont il faut tirer le plein potentiel.

Le fluvial a toute sa place dans cette relance et se donne deux ans pour réussir.

DEUX ANS POUR...

L’intégralité du plan de relance est disponible sur demande auprès d’E2F.