Une concurrence renforcée… avec son lot de conséquences…

La crise sanitaire qui frappe notre Pays n’a pas totalement épargné le transport fluvial et s’il a su répondre présent durant cette période, le marché s’est indiscutablement durci.

Avec des pertes de volumes transportés, le secteur du fret fluvial n’est pas sorti complètement indemne de la crise sanitaire de 2020 et attend comme de nombreux autres secteurs une reprise d’activité. La reprise sera lente, nous le savons, et sera marquée par un renforcement de la concurrence notamment routière que nous sentons déjà.

Dans ce contexte, les entreprises commencent à voir apparaître ce que nous pourrions qualifier de dérives dans les pratiques commerciales, par une pression accrue sur les prix, des temps d’attente excessifs, des désaffrétements…

Si ces pratiques ont toujours existé à la marge, la tendance s’est accentuée par l’arrivée grandissante de cale étrangère sur les réseaux du Nord-Est et du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que par l’intervention d’affréteurs extérieurs à notre territoire qui commencent à capter des parts de marché via une politique commerciale très agressive dont nous devrons analyser à terme si elles ne relèvent pas au plan juridique de pratiques illégales : vente à perte, cabotage illicite, exercice abusif d’une profession réglementée du transport.

Ces pratiques perturbent le marché qui depuis quelques années s’était stabilisé sur des pratiques de partenariat gagnant-gagnant avec les acteurs en place.

Si les grands groupes d’armement fluvial parviennent à résister à cette pression par leur capacité de cale et leur force économique, les artisans bateliers ont moins cette possibilité et se retrouvent à accepter les conditions qu’on leur impose.

Pour assurer une meilleure régulation économique dans la filière fluviale, E2F souhaite reprendre plusieurs initiatives non mises en œuvre jusqu’à présent ou datées.

A ce titre, nous pouvons évoquer :

  • Le référentiel de coût de revient ;
  • Le renforcement de l’accès à la Profession ;
  • Les contrats types ;
  • Le contrôle du cabotage ;
  • La concurrence intermodale abusive ;
  • Et la sanction des prix abusivement bas.

L’un des « produits de sortie » pourrait être l’élaboration d’un Guide de bonnes pratiques d’affrétement co-signé par les différents partenaires.

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